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1940 : la débâcle et l'exode


La date

En mai 1940, profitant des défaillances militaires françaises, l'armée allemande envahit le territoire national par les Ardennes. Des réfugiés du nord de la France et de l'Europe traversent la Seine-et-Marne, comme à Lagny et Meaux. Environ 8000 personnes sont accueillies dans des camps jusqu'en octobre 1940.

L'armée française recule progressivement et atteint la Seine-et-Marne début juin. Elle tente de maintenir les troupes allemandes le long de la Marne. Cette ligne de front est abandonnée le 12 juin. Des combats éclatent alors à Luzancy.  Le 14 juin, les troupes allemandes sont à Meaux ; le 15 juin à Brie-Comte-Robert et à Melun. Fin juin, on comptabilise environ 15 000 prisonniers de guerre (dont 4 000 retenus au Pré Chamblain à Melun) et 1 000 Seine-et-Marnais tués au combat.

La Seine-et-Marne subit des attaques aériennes et des bombardements allemands destinés à ralentir la retraite des troupes françaises.  La défense passive , en veille depuis la mobilisation, s'active : alertes, replis vers des abris et évacuations des quartiers menacés sont organisés. 

Le 24 mai 1940, le préfet Voizard rappelle que le repliement de la population civile est interdit. Néanmoins, les habitants paniqués se jettent sur les routes pour fuir l'avancée de la Wehrmacht. On assiste à des scènes d'exode, vers les régions au sud protégées par les fleuves au-delà de la Seine , et à l'évacuation de certaines communes du département. Thomery et Bois-le-Roi accueillent par exemple 700 malades de l'hospice de Jouarre et de la Ferté-sous-Jouarre. On parle également de 200 000 personnes qui auraient trouvé refuge en forêt de Fontainebleau. De nombreux élus restent à leur poste, comme Arthur Chaussy à Brie-Comte-Robert. D'autres, comme à Melun et Meaux, quittent leur poste, suivis des fonctionnaires et des agents publics. Ainsi le 13 juin 1940, Melun, chef-lieu du Département, ne reste que le préfet Voizard, 450 malades de l'hôpital, les détenus de la prison, 31 civils restés chez eux et 40 fonctionnaires de la préfecture.

Dans les villes désertées, parfois victimes de bombardements, des pillages sont perpétrés. Mais la Seine-et-Marne est aussi une terre d'accueil pour des milliers de réfugiés. C'est au milieu de ce chaos que s'installent les troupes d'occupation.  L'armistice signée le 22 juin 1940, certains habitants reviennent progressivement entre la fin du mois de juin et celle de juillet. Fin juillet 1940, on comptabilise environ 9 000 absents dont 4 963 soldats prisonniers.

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