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La bataille de la Marne

Moins d'un mois après le déclenchement de la guerre, Paris est menacée par les troupes allemandes. Le 2 septembre 1914, le gouvernement se replie sur Bordeaux et le général Gallieni assure la défense de la capitale en tant que gouverneur militaire. L'affrontement entre l'armée française et l'armée allemande devient alors inévitable.

Les forces en présence à la veille de la bataille

Côté franco-britannique


  • 6e armée du général Maunoury : 11 divisions d'infanterie dont la brigade marocaine et les 3 divisions de cavalerie du corps de cavalerie du général Sordet.
  • British Expeditionary Force (BEF) du maréchal French : 5 divisions d'infanterie et 1 divisions de cavalerie.
  • 5e armée du général Franchet d'Espèrey : 13 divisions d'infanterie et les 3 divisions de cavalerie du corps de cavalerie du général Conneau.
  • 9e armée du général Foch : 8 divisions d'infanterie et 1 division de cavalerie.
  • 4e armée du général Langle de Cary : 9 divisions et 1 division de cavalerie.
  • 3e armée du général Sarrail : 10 divisions d'infanterie et 1 division de cavalerie.
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Côté allemand

  • Ire armée du général von Klück : 12 divisions d'infanterie et les 3 divisions de cavalerie du corps de cavalerie du général von der Marwitz.
  • IIe armée du général von Bülow : 12 divisions d'infanterie, 4 divisions de cavalerie du corps de cavalerie du général Richthofen et la division de cavalerie de la Garde.
  • IIIe armée du général Hausen : 8 divisions d'infanterie.
  • IVe armée du duc de Wurtemberg : 10 divisions d'infanterie.
  • Ve armée du Kronprinz impérial : 10 divisions d'infanterie et 2 divisions de cavalerie.
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L'offensive, l'affrontement


Les Victoires du Grand et du Petit Morin

Page de couverture de la revue intitulée

"Les Victoires du Grand et du Petit Morin",

Collection Patrie, AD77, 16AZ107.

Un mois après le déclenchement de la guerre, l'armée allemande s'est implantée dans le nord-est de la France et se rapproche dangereusement de Paris. Les troupes françaises sont épuisées par plusieurs jours de retraite mais le général Joffre décide de risquer une contre-offensive. C'est le 6 septembre 1914, qu'il lance la contre-attaque et qu'il proclame : "Soldats ! Au moment où s'engage une bataille dont dépend le sort du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarde en arrière. Tous les efforts doivent être employés à attaquer ou à refouler l'ennemi. Une troupe qui ne peut plus avancer, devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstance actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée"


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"Les batailles" de la Marne

La bataille de la Marne est lancée et se subdivise en 5 batailles plus restreintes :

  • la bataille de l’Ourcq : elle désigne les combats qui ont lieu sur la rive droite de la Marne, entre Nanteuil-le-Haudouin et Meaux, entre la 6e armée française et l’aile droite de la Ire armée allemande.
  • la bataille des Deux Morins : elle désigne les combats qui ont lieu en Brie champenoise, d’abord sur le Grand Morin puis sur le Petit Morin, entre le corps expéditionnaire britannique et la 5e armée française et d’autre part la gauche de la Ire armée allemande et la droite de la IIe armée.
  • la bataille des Marais de Saint-Gond : elle désigne les combats qui ont eu lieu entre Sézanne et Mailly-le-Camp, entre la 9e armée française et la gauche de la IIe armée allemande ainsi que l’aile droite de la IIIe armée allemande.
  • la bataille de Vitry : elle désigne les combats qui ont eu lieu de part et d’autre de la ville de Vitry-le-François, entre l’aile gauche et le centre de la 4e armée française et l’aile droite de la IVe armée allemande ainsi que l’aile gauche de la IIIe armée allemande.
  • la bataille de Revigny : elle désigne les combats qui ont eu lieu autour de Revigny-sur-Ornain, entre l’aile droite de la 4e armée française, l’aile gauche de la 3e armée française et l’aile gauche des IVe et Ve armées allemandes.
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Déroulement de l'offensive

L’offensive générale se déroule de la façon suivante : la 6e armée française sous les ordres du général Maunoury, déployée au nord-est de Paris, commence par attaquer sur son flanc droit la Ire armée allemande du général von Klück. Lorsqu’il tente de riposter, il ouvre une brèche entre ses troupes et celles de la IIe armée de Karl von Bülow. Avec la 9e armée du général Foch, les troupes de la 5e armée française et du corps expéditionnaire britannique s’y engouffrent et attaquent les deux armées allemandes sur leurs flancs. C’est à ce moment de la bataille que le général Gallieni réquisitionne 630 véhicules que l’histoire retiendra sous le nom de « Taxis de la Marne ». Ces véhiculent transportent alors 4000 soldats qui viennent renforcer, les 7 et 8 août, les troupes du général Maunoury. Le 8 août, la 5e armée du général Franchet d’Espèrey attaque la IIe armée allemande et élargit un peu plus la brèche. Les armées allemandes doivent alors se replier et le 10 septembre 1914, elles entament une retraite générale sur la rive droite de l’Aisne.

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La mort du lieutenant Péguy

Son portrait

Portrait de Charles Péguy

Portrait de Charles Péguy,

AD77, 16°88

    Charles Péguy est né le 7 janvier 1873 à Orléans dans une famille modeste. Sa mère est rempailleuse de chaises et son père est ouvrier menuisier. Malgré une enfance difficile il poursuit une scolarité sans faute et, en 1894, il est reçu à l’École normale supérieure. Dès 1895, il devient membre du Parti socialiste. À Orléans, il fonde un groupe d’étudiants socialistes et durant une année, il se consacre à sa première grande œuvre, Une vie de Jeanne d’Arc, qu’il rédige de fin 1895 à fin 1896. Avec plusieurs amis, il fonde ensuite une maison d’édition socialiste qu’il nomme « La Société Nouvelle de Librairie et d’Édition ». Il arrête ses études et se consacre aux activités de libraire, écrivain, poète et essayiste tout en continuant de défendre ardemment Dreyfus et les idées socialistes. Mais, en décembre 1899, alors que se tient un congrès au cours duquel est adoptée la censure dans les journaux et publications socialistes, Péguy se retrouve en opposition avec les membres de sa société et de son parti. Il perd alors tout contact avec eux. Il rencontre ensuite Charlotte Baudouin qu’il épouse en 1897 et qui lui donnera 4 enfants entre 1901 et 1915. En janvier 1900, il lance Les Cahiers de la Quinzaine, revue bimensuelle qu’il fera paraître jusqu’à sa mort en 1914. C’est dans cette revue que paraissent la plupart de ses œuvres : essais, recueils poétiques et pièces de théâtre en vers libres.

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Tué à l'ennemi

    Charles Péguy quitte sa famille dès la déclaration de guerre en prononçant la phrase suivante : « Je pars en soldat de la République pour le désarmement général et la dernière des guerres ». Le 2 août 1914, il est incorporé dans la 19ème compagnie du 276ème régiment d’infanterie comme lieutenant de réserve. C’est le 5ème bataillon dont il fait partie qui reçoit l’ordre d’assurer la liaison entre le 246e régiment d’infanterie à Iverny et les tirailleurs marocains à Neufmontiers. Le 5 septembre, l’affrontement avec les troupes allemandes est inévitable. Avec le lieutenant de la Cornillière, Péguy entraîne ses hommes au combat. Le lieutenant de la Cornillière est très vite mortellement blessé et Péguy prend le commandement de la compagnie. Il dirige le feu vers l’ennemi jusqu’au moment où il s’écroule, tué d’une balle en plein front.

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La bataille de la Marne

Page de couverture de la revue intitulée "La Victoire de la Marne"

Collection Patrie, AD77, 16AZ106

Documents références

  • Emmanuel Marbeau, Souvenirs de Meaux : avant, pendant et après la bataille de la Marne, 1916, 56 pages.
    Cote : AZ9680
  • Pierre Miquel, La bataille de la Marne, Éditions Perrin, Paris, 2009, 397 pages.
    Cote : 16°2526
  • Jean Pierre Rioux, La mort du lieutenant Péguy (5 septembre 1914), Éditions Tallandier, Paris, 2014, 271 pages.
    Cote : 8°8335
  • Jean-Claude Demory, Les épis mûrs : récit sur la mort de Charles Péguy (août-septembre 1914), Éditions Fiacre, Montceaux-lès-Meaux, 2012, 158 pages.
    Cote : 8[8060
  •  Michel Laval, Tué à l’ennemi : la dernière guerre de Charles Péguy, Calmann-Levy, Paris, 432 pages.
    Cote : 8[8127
  • Victor Boudon, Avec Charles Péguy : de la Lorraine à la Marne (août-septembre 1914), Hachette, Paris, 1916, 195 pages.
    Cote : 16[88
  • Dossiers sur la mort de l’écrivain Charles Péguy : annonce de sa mort à sa famille, recherche de sa tombe, extrait d’acte de décès, correspondance, etc.
    Cote : J36/1 à J36/32
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