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Les monuments aux morts de la Grande Guerre en Seine-et-Marne

La construction des monuments aux morts


Rapide historique

  • La loi du 25 octobre 1919 sur " la commémoration et la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre" organise l'érection de monuments commémoratifs puis les cérémonies devant s'y tenir. Ainsi, en quelques années, près de 40 000 monuments sont construits.

  • Plus récemment, la loi 2012-273 du 28 février 2012 impose de nouveau aux communes de graver sur le monument aux morts ou sur une stèle à côté, le nom de chacun des soldats "morts pour la France" au cours des conflits récents.
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Le financement

Le financement est assuré en partie par les communes désireuses de glorifier leurs morts mais aussi par l’État qui peut décider d'accorder une subvention en fonction du nombre de pertes dans chacune des communes. La demande, adressée à la Préfecture, doit nécessairement comporter la délibération du Conseil municipal, le croquis du monument, l'avis de la Commission chargée de l'examen du monument au point de vue artistique, le devis estimatif de la dépense et l'indication du budget disponible (crédit, souscriptions publiques, dons privés, etc.).

Les communes peuvent choisir un modèle qui leur plaît dans les catalogues proposés par des firmes spécialisées offrant des prix bas ou en s'adressant directement à des artisans locaux, des architectes ou des sculpteurs renommés.

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Le choix de l'emplacement 

Le choix de l'emplacement du monument n'est pas anodin car il occupe toujours un point central dans la géographie de la commune :

  • L'entrée dans la commune (18,16% des cas en Seine-et-Marne) : la commune signale d'emblée sa participation à la défense du territoire ;
  • La mairie (23,20% des cas en Seine-et-Marne) : la commune fait ainsi état de ses citoyens morts à la guerre ;
  • L'église (20,5% des cas en Seine-et-Marne) : la commune manifeste ainsi sa volonté d'intégrer le monument à l'édifice montrant une forte pratique religieuse ;
  • Le cimetière (25,6% des cas en Seine-et-Marne) : le monument est alors un symbole funéraire ;
  • Certaines implantation se font également en fonction des opportunités (école, gare, parcs, promenades etc.).
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Le choix de l'emplacement du monument n'est pas anodin car il occupe toujours un point central dans la géographie de la commune :

Art, symbolique et mémoire

Aspect général des monuments 

Les monuments aux morts seine-et-marnais peuvent prendre plusieurs formes :

  • Une plaque sur laquelle la liste des noms des soldats morts au combat est gravée par ordre alphabétique ou chronologique ;
  • Une stèle pyramidale posée sur un socle ;
  • Une pierre tombale ou un cénotaphe ;
  • Une croix ;
  • Une allégorie (le coq, la Victoire, la Patrie, la République, la mort, etc.) ;
  • Un soldat ;
  • Des personnages (la famille, l'enfant, la femme, etc.).
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Les symboles

La mise en valeur de monuments aux morts comme des espaces sacrés et inviolables est souvent liée à l'utilisation de symboles de natures variés :

  • Les symboles militaires : croix de guerre, casque, drapeaux, grenade, épées croisées, lances, boucliers ;
  • Les symboles civiques : faisceaux, armoiries, les initiales de la République française, le guerrier gaulois ;
  • Le symboles végétaux : le chêne, le laurier, l'olivier ;
  • Les symboles funéraires : la couronne mortuaire, la palme, le sablier, la lanterne des morts, l'urne funéraire, la croix.
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Les inscriptions et dédicaces

Les monuments aux morts portent toujours une inscription frontale voire quelques indications complémentaires. La plus courante (58,5% des cas en Seine-et-Marne) est la suivante : " La commune de... à ses enfants morts pour la France" ou " A la mémoire des enfants de...". Aussi, il n'est pas rare de trouver des inscriptions plus patriotiques telles que " Morts pour la France et aux défenseurs de la Patrie", " La commune à ses héros", " Ses enfants héroïques" etc. Un sentiment de reconnaissance peut également transparaître dans certaines d’entre elles : " Hommage aux habitants", " Hommage reconnaissant", " Hommage des enfants à leurs aînés morts pour la France". Enfin, les soldats sont souvent vus comme " des libérateurs", " des héroïques défenseurs" ou tout simplement " des héros de la Grande Guerre 1914-1918".


Cet article a été principalement rédigé à partir de l'ouvrage suivant : Claude Cherrier, Mort pour la France : lecture du monument aux morts et des traces commémoratives des grands conflits : l'exemple de la Seine-et-Marne, CDDP, Melun, 1991, 178 p. Cote : 4[1828

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Documents en références

  • Claude Cherrier, Mort pour la France : lecture du monument aux morts et des traces commémoratives des grands conflits : l'exemple de la Seine-et-Marne, CDDP, Melun, 1991, 178 p.
    Cote : 4[1828
  • Claude Cherrier, Essai de comptabilisation des victimes des deux guerres 1914-1918 et 1939-1945 d'après les noms gravés sur les monuments aux morts communaux, 1987.
    Cote : 100J88
  • Michel Petzold et Jacques Bouillon, Mémoire figée, mémoire vivante : les monuments aux morts, CITEDIS, Charenton-le-Pont, 1999, 160 p.
    Cote : 8[7828
  • Annette Becker, Les monuments aux morts : mémoire de la Grande Guerre, Editions Errance, Paris, 158 p.
    Cote : 8[3875
  • Franck David, Comprendre le monument aux morts. Lieu de souvenir, lieu de mémoire, lieu d'histoire, Ministère de la Défense - DMPA, Editions Codex, 2013, 119 p.
    Cote : 8[8300
  • Invitation aux cérémonies commémoratives et inaugurations des monuments aux morts de la guerre 1914-1918, 1919-1921.
    Cote : M7219
  • Série OP des Archives départementales : administration communale.
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Voir aussi

Sur Internet